Le CSTU est fier de partager les faits saillants des ateliers de bien-être pour les femmes tenus à Kangiqsujuaq du 25 au 27 novembre 2025.
Le Centre de santé Tulattavik de l’Ungava, en collaboration avec des partenaires communautaires et régionaux, est fier de présenter les moments marquants des ateliers de bien-être pour les femmes qui ont eu lieu à Kangiqsujuaq du 25 au 27 novembre 2025. Les ateliers ont été animés par Beatrice Deer, chanteuse inuk reconnue et promotrice du bien-être, ainsi que par Vanessa Luciani, experte en bien-être féminin et entraîneuse personnelle. L’initiative a été coordonnée localement par Pasa Kristensen, agente de bien-être communautaire, avec l’appui du personnel du programme de bien-être du CSTU.
Les ateliers visaient à encourager les femmes Inuit à renouer avec un mode de vie actif en intégrant l’activité physique, une alimentation saine et la conscience corporelle dans leur quotidien. Les séances étaient offertes gratuitement, en inuktitut et en anglais, et conçues pour être inclusives de femmes de tous âges, y compris les aînées, les nouvelles mères et les femmes vivant la ménopause.

Beatrice Deer, chanteuse inuk et promotrice du bien-être, Vanessa Luciani, entraîneuse personnelle, Emaayuilie Qisiiq, agente de bien-être communautaire de Kangiqsujuaq, ainsi que les participantes de l’atelier (Lolly Saggiak, Molly Tukirqie, Christina Angma, et les aînées Minnie Arngak et Jessica Arngak). Photo prise au gymnase communautaire lors de la première journée de l’atelier.
Faire face à un défi de santé croissant
Les ateliers ont été développés en réponse à l’épidémie croissante d’obésité et de maladies chroniques au Nunavik, liée à la diminution de l’activité physique et à l’augmentation de la disponibilité d’aliments transformés, sucrés et riches en gras. Historiquement, les Inuit menaient des vies très actives, soutenues par des aliments traditionnels riches en nutriments. Comme l’a souligné le leader inuit Zebedee Nungak en 2003, la vie traditionnelle dans l’Arctique était autrefois un « gymnase naturel et holistique », favorisant la vigueur physique et le bien-être général. Aujourd’hui, l’exercice physique est devenu moins courant, contribuant à l’augmentation des taux d’obésité, de diabète, de maladies cardiaques et de cancer.
Ce projet visait à reconnecter les participantes au mouvement, à la nutrition et aux pratiques d’autosoins qui sont réalistes, culturellement pertinentes et adaptables aux environnements domestiques, où l’accès aux installations et aux programmes est limité.
Points saillants des ateliers
Jour 1
La première journée a débuté par une émission radiophonique à l’heure du midi sur la station FM locale, au cours de laquelle Beatrice Deer et Vanessa Luciani ont discuté de la façon de commencer et de maintenir un parcours de mise en forme.
Plus tard dans la journée, des participantes âgées de 20 à 80 ans se sont réunies au Qaggiq pour une séance axée sur les exercices au poids du corps, les repas équilibrés et la préparation de collations santé à partir d’aliments disponibles au Co-op local. Les exercices ont été adaptés à différents niveaux de mobilité, permettant aux aînées de participer de manière sécuritaire et confiante.
Jour 2
La deuxième journée comprenait une séance d’entraînement au gymnase du Qaggiq, où les participantes ont appris des exercices efficaces avec ou sans équipement. Elles ont reçu des bandes d’exercice Beatrice Deer Band en reconnaissance de leur participation. En soirée, une séance tenue à la Maison de la famille Mianirsivik portait sur la grossesse, le post-partum et la ménopause. Les participantes ont appris comment mieux soutenir les femmes durant ces étapes de la vie, en mettant l’accent sur la prévention, le renforcement physique et la réduction des symptômes liés à la ménopause.
Jour 3
La troisième journée était axée sur le mouvement et la longévité, mettant en valeur les étirements et la mobilité pour favoriser un vieillissement en santé. La séance finale, intitulée « Les vitamines essentielles pour un mode de vie sain », abordait non seulement la santé physique, mais aussi l’importance de limites saines, de la compassion, de la guérison, de l’espoir et de l’acceptation de soi.
Un impact positif
L’expérience globale des ateliers de bien-être pour les femmes a été très positive. Les participantes ont exprimé leur gratitude pour les connaissances pratiques, l’encouragement et l’approche culturellement accessible partagés tout au long des trois journées.
En offrant des outils concrets et du soutien, ce projet a aidé les participantes à reprendre le contrôle de leur santé physique, à réduire les problèmes de santé futurs et à favoriser une relation positive avec leur corps.